La présence réelle, c’est quoi ?
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L'Eucharistie, c'est quoi ?
C’est la présence de Dieu parmi nous jusqu’à la fin du monde, l’intimité de Dieu avec chacun de nous.
Qu’est-ce que l’Eucharistie ? C’est la présence de Dieu parmi nous jusqu’à la fin du monde, l’intimité de Dieu avec chacun de nous. L'Eucharistie nous communique la charité, elle produit en nous la charité.
Ainsi, l'Eucharistie construit l'Eglise. De même, c'est l'Eglise qui donne l'Eucharistie à travers la célébration de la messe.
Pour nous, catholiques, Le concile Vatican II (constitution dogmatique du concile Vatican II sur l’Eglise, Lumen gentium, n°11) nous dit que : « l’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne ». C’est la perfection de la vie spirituelle, et le but vers lequel tendent tous les sacrements.
En quelques mots : l’Eucharistie c’est le sacrifice non sanglant du Christ qui nous sauve.
Comme le dit saint Pierre Julien Eymard : « La sainte messe est le sacrifice du calvaire, ce n’est pas un autre, c’est le même, la Croix étant remplacée par l’autel. »
A la messe, nous sommes le soir du Jeudi Saint et au pied de la croix.
Lors de son dernier repas, Jésus a pris du pain et du vin et a dit ses paroles « prenez et mangez, ceci est mon corps » (Mt 26,26, Mc 14,22, Lc 22,19) et « prenez et buvez ceci est mon sang livré pour vous » (M) puis « faites ceci en mémoire de moi » (Lc 22,19 et 1 Co 11,24-25).
Depuis, à chaque messe, le prêtre dit les paroles de Jésus et notre foi affirme que ce que nous voyons n’est plus du pain et du vin, mais le corps de Jésus. C’est ce qu’on appelle la transubstanciation.
C’est un mot compliqué à ne pas utiliser dans l'évangélisation(vous aurez une vidéo pour apprendre à parler de l'Eucharistie avec des mots simples, pour les non-cathos), bref un mot pour dire que nos sens sont trompés.
Avant la consécration le pain est du pain, et le vin est du vin.
On dit que leur substance, c’est d’être du pain et du vin. on appelle les accidents le goût, la forme, couleur… toutes les caractéristiques du pain et du vin. Elles nous font dire, rien qu’à les voir ou toucher ou sentir ou goûter : « c’est du pain, c’est du vin ».
Après la consécration, les accidents restent avec la même apparence, le goût la texture restent les mêmes, mais la substance change. Ainsi, ce qui semble être toujours du pain n’est plus du pain ; et ce qui semble être du vin n’est plus du vin.
Nos sens sont comme trompés. C’est la foi qui nous fait affirmer que c’est bien le corps et le sang de Jésus. Alors la parole de Jésus nous revient en mémoire : « heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20,29).
Parlons quelques instants de la demande de Jésus : « faites ceci en mémoire de moi ». Le mot traduit par « mémoire » dans la Bible est « Zikkaron ». Mais ce mot n’a pas la même signification que le mot actuel de mémoire qui en français signifie : « souvenir mental ou intellectuel ».
Dans la culture biblique, Zikkaron signifie : « mémoire vivante » « réactualisation » « action de rendre présent » « un acte qui engage celui qui l’accomplit ».
En effet dans l’Exode, Dieu dit à Israël de célébrer la Pâques « en mémoire de la sortie d’Egypte » : « Ce jour-là sera pour vous un Zikkaron ; vous le célébrerez comme une fête pour le Seigneur » (Ex 12,14).
Cela signifie que chaque fois que le peuple d’Israël célèbre la Pâque, l’évènement du salut (la sortie d’Egypte) est rendu présent et les participants y prennent part réellement, même s’ils ne l’ont pas vécu historiquement, c’est comme s’ils y étaient. Prendre l’agneau Pascal, manger en hâte comme pour le passage de la mer Rouge. Comme prêts à partir.
Jésus emploi donc ce mot très fort à dessein. Dans l’Eucharistie, ce n’est pas juste un souvenir mais une actualisation du mystère de la croix et de la résurrection. Nous sommes presque « télétransporté », au pied de Jésus sur la croix. Ce n’est pas un symbole, c’est une présence, ceci nous rappelle cette parole de Jésus « je serai avec vous jusqu’à la fin du monde » (). Le croyons-nous vraiment ?
Et Jésus se rend présent non pas juste pour se rendre présent mais bien pour être livré pour nous sauver. Et le texte de la liturgie le dit bien, « ceci est mon corps livré pour vous ». C’est pour nous sauver que Jésus se rend présent et se livre.
Communier c’est le moyen de s’unir intimement à Dieu et de recevoir en nous le salut. A chaque fois que l’on communie, on anticipe le festin des noces éternelles, on anticipe le paradis.
On met comme un petit doigt dans le paradis, on le réalise déjà sur cette terre. Comme le dit le Compendium du Catéchisme de l’Église Catholique, approuvé et publié par le pape Benoît XVI en juin 2006 : « Grâce à la célébration eucharistique, nous nous unissons déjà à la liturgie du ciel et nous anticipons la vie éternelle » (n°274).
Par cette communion, on est intimement lié à Jésus comme personne d’autre. Comme le dit sainte Thérèse de Lisieux : « La sainte communion unit notre âme à Jésus, comme deux morceaux de cire fondus ensemble ne forment plus qu’un seul. »
Aucune autre religion ne peut nous proposer cette intimité avec Dieu. Il faut que Dieu nous aime à la folie pour s’unir ainsi à notre faiblesse !
Comme le dit le saint curé d’Ars « Il n’y a rien de si grand que l’Eucharistie. Si Dieu avait quelque chose de plus précieux, il nous l’aurait donné. »
Mais cette intimité a pour effet non seulement l’union à Dieu, mais aussi l’union à l’Eglise qui est le corps mystique du Christ, car nous devenons ce que nous mangeons.
Comme le dit saint Jean de la Croix : « L’âme qui reçoit Dieu dans la Communion, c’est comme un morceau de bois jeté dans le feu : il devient feu lui-même. »
Carlo Acutis (1991-2006) communiera tous les jours, à partir du jour de sa première communion, ce qui sera la source de toutes les grâces qu’il recevra pour devenir saint. Carlo comme on le verra dans une autre vidéo, aura cette parole qui résume toute sa vie : « l’eucharistie est l’autoroute pour le ciel ».
