Miracle eucharistique de Rome – 1610
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3 janvier 2026Récit du miracle en vidéo :
les faits
Au début du xviie siècle, le protestantisme s’est fortement diffusé en France. L’incertitude entame la foi de beaucoup de catholiques, même au sein des monastères. À cette époque, on trouve à Faverney‚ dans le duché de Bourgogne une abbaye bénédictine dont les moines se sont éloignés de la Règle de leur fondateur saint Benoît. Ils pratiquent cependant un culte envers la Vierge de Notre-Dame- la-Blanche, connue dans toute la contrée pour être miraculeuse. Par son intercession, plusieurs miracles se produisent, comme le retour à la vie de deux enfants qui n’étaient pas encore baptisés.
Nous voici désormais en 1608. À la veille de Pentecôte, les moines font préparer un autel provisoire pour l’exposition et l’adoration du Saint-Sacrement. La lunette de l’ostensoir étant très large, les moines y placent deux hosties. Après les vêpres, ils le laissent sur l’autel. Le matin suivant, 144Miracle de Faverney en ouvrant l’église, le sacristain la trouve pleine de fumée. L’autel provisoire a été réduit en cendres, ainsi que les objets du culte. Il se met à crier, et tout de suite, les bénédictins et d’autres personnes accourent. Ils commencent à remuer la cendre dans l’espoir de retrouver une partie de l’ostensoir. Mais quand la fumée se dissipe, ils voient, stupéfaits, l’ostensoir‚suspendu en l’air et parfaitement intact.
Vitrail de l’Eglise
qui représente le miracle.
La foule se presse et ne cesse d’augmenter alors, pour admirer ce prodige eucharistique‚ où même les hosties sont restées intactes, malgré l’incendie.Les religieux, stupéfaits, demandent kilomètres de là. Ceux-ci préparent un nouvel autel et célèbrent l’Eucharistie. Au moment de l’élévation de l’hostie, l’ostensoir descend lentement sur le nouvel autel. Le 10 juillet suivant, l’archevêque de Besançon déclare que le miracle est authentique et‚ le 13 septembre‚ l’archevêque de Rodi, nonce à Bruxelles, le fait connaître au pape Paul V qui concède une bulle d’indulgence. Le miracle ranime la foi de beaucoup de catholiques. En 1862, la congrégation des Rites autorise la célébration du miracle.
En 1908, on commémore solennellement le troisième centenaire du miracle par un
Congrès eucharistique national. Une des deux hosties du prodige est donnée à l’église de Dôle, mais elle sera détruite par les révolutionnaires en 1794. Aujourd’hui, de nombreux pèlerins continuent de venir vénérer la relique de la deuxième hostie, restée intacte à Faverney.


