Miracle eucharistique de Gorkum-El Escorial (Pays-Bas) – 1572
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3 janvier 2026Récit du miracle en vidéo :
Les faits
Nous sommes aux environs de Pâques de l’an 1570, en Italie, à Veroli, dans l’église de Santo Erasmo. L’hostie consacrée est enfermée dans une châsse en argent de forme cylindrique avec un couvercle à charnière, et déposée dans un grand calice recouvert d’une patène. Le tout est enveloppé dans un élégant drap de soie. Au xve siècle, l’exposition du Saint- Sacrement était peu répandue, même si le concile de Cologne avait encouragé cette pratique en 1452. La coutume de Veroli voulait que chacun vienne adorer pendant une heure le Saint-Sacrement exposé durant l’adoration publique des Quarante Heures (1). Les membres de la confraternité de la Miséricorde, qui précèdent ceux du Corpus Domini et ceux de la Sainte Vierge, vêtus de lourds sacs noirs, se mettent donc à genoux pour prier, récitent l’office, et les fidèles prient avec eux. C’est alors que, soudain, dans une nuée blanche au-dessus du calice recouvert d’une patène, se tient l’enfant Jésus souriant. La scène se prolonge, puis, tout aussi soudainement qu’il est venu, Jésus disparaît et le calice devient transparent comme un cristal. Enfin, sur le calice apparaît une étoile surmontée d’une hostie.
1. Pratique née en 1556 après le miracle eucharistique de Macerata en 1356.
Un des premiers témoins du prodige relate :
En levant les yeux vers le calice, je vis au pied du vase sacré une des plus splendides étoiles sur laquelle apparaissait le Très Saint-Sacrement‚ de la même grandeur que celle que le prêtre emploie pour la messe‚ et l’étoile y était attachée. La merveille s’acheva lorsqu’on vit autour de l’hostie consacrée des enfants adorant, pareils à de petits anges.
Les prêtres et les fidèles présents sont saisis par l’émotion. Au cours des nuits du lundi et du mardi les mêmes phénomènes se renouvellent. Beaucoup de malades se font alors transporter à l’église et guérissent. L’enfant Jésus accorde aussi de nombreuses grâces aux personnes présentes. Après de tels prodiges, il est décidé de conserver l’hostie miraculeuse en souvenir. En 1554, soit 112 ans plus tard, cette hostie est consommée.
Aujourd’hui encore, le mardi de Pâques‚ est célébré le souvenir du prodige par une cérémonie solennelle à laquelle l’évêque prend part. Le calice et la patène où fut exposé le Saint-Sacrement miraculeux sont toujours conservés parmi les reliquaires‚ ainsi que la châsse d’argent. On ne s’en sert que le Jeudi saint, pour y déposer les Saintes Espèces eucharistiques destinées au reposoir. Tous les premiers vendredis du mois, a lieu l’adoration eucharistique dans l’église du miracle. Ce jour-là, toutes les autres églises de Veroli sont fermées.


