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3 janvier 2026Récit du miracle en vidéo :
les faits
Le 12 juin 1668, samedi de l’octave de la Fête-Dieu1, le Saint-Sacrement est exposé dans la petite église des Ulmes. Le curé, et les fidèles chantent le Pange Lingua. À la strophe « Verbum Caro Panem verum » (« Le Verbe fait chair, par son verbe, fait de sa chair le vrai pain ») apparaît soudain dans l’ostensoir, à la place de l’hostie, la forme d’un homme. Il a des cheveux brun clair jusqu’aux épaules, le visage lumineux, les mains jointes, le corps couvert d’une tunique blanche. Cette apparition dure plus d’un quart d’heure sur l’autel où le prêtre a posé l’ostensoir pour que les fidèles le voient mieux. Dès le lendemain, le 13 juin, le prêtre informe l’évêque, Mgr Henry Arnauld, de ce qui est arrivé, et celui-ci ordonne de faire une enquête. Ainsi, le 25 juin, une lettre pastorale est-elle publiée. Elle contient le « récit fidèle » du prodige. Après l’enquête, l’évêque autorise le culte et ordonne de faire connaître l’événement. Aussi commande-t-il trois gravures représentant le miracle : celle d’Edelynck, conservée à Paris, d’excellente qualité, celle de Jean Bidault de Saumur et‚ enfin‚ celle de l’éditeur Ernou de Paris. Jusqu’au XVIIIsiècle, on célèbre solennellement dans la paroisse des Ulmes l’anniversaire de l’apparition miraculeuse. En 1901, le Congrès eucharistique d’Angers se déroule dans cette paroisse.
Au mois de juillet 1933, durant le Congrès eucharistique national, une séance entière est dédiée au miracle de 1668. Aujourd’hui, on peut toujours voir la niche qui pendant presque 150 ans a contenu l’hostie miraculeuse. Celle-ci a été pieusement consommée pendant la Révolution française par le vicaire de Puy-Notre-Dame, qui en craignait la profanation.


