Miracle eucharistique de Pressac (France) – 1643
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3 janvier 2026Récit du miracle en vidéo :
les faits
En 1640, l’armée française commandée par le comte Henri de Lorraine-Harcourt, après avoir franchi le Pô, s’empare du mont des Capucins. Le P. Pier Maria da Cambiano décrit d’une manière détaillée le miracle eucharistique survenu pendant cette occupation par les troupes françaises dans l’église Santa Maria del Monte :
Le Piémont fut inondé d’armées étrangères parmi lesquelles les Français qui, après avoir quitté Casale Monferrato, libéré par les Espagnols, marchèrent sur Turin. Le 6 mai 1640, ils étaient à Chieri. Le 7 mai, à Moncalieri, et le 10, ils arrivèrent près de Turin. Rasant la rive gauche du Pô, ils assaillirent le pont qu’ils prirent malgré la défense efficace de nos soldats qui se retirèrent vers le couvent du mont des Capucins. Là non plus, ils ne se trouvèrent pas à l’abri.
Le matin du 12 mai, les Français infligèrent deux puissants assauts aux tranchées ; bien que résistants au troisième assaut, nos soldats durent se réfugier dans l’église. Les envahisseursentrèrent dans ce lieu saint en tuant hommes, femmes, jeunes et vieux, bourgeois et soldats‚ et même ceux qui s’agrippaient aux autels ou encore ceux qui s’étaient réfugiés entre les bras des frères capucins, leur demandant grâce et pitié et la vie sauve. Mais pas un religieux ne fut blessé. Tous eurent le cœur brisé à la vue de ce massacre. Le couvent fut pillé de tous les objets et meubles que les civils y avaient entassés en croyant les mettre à l’abri. Ensuite, dans l’église même furent commis d’horribles actes obscènes. Puis encore, un soldat français, hérétique, monta sur l’autel, défonce la porte du tabernacle avec l’intention de s’emparer du ciboire contenant les hosties consacrées pour en faire outrage !
Mais, miracle ! Une langue de feu sortie du ciboire frappa en pleine poitrine le Français sacrilège, brûlant son visage et ses vêtements. Le soldat épouvanté se jeta par terre en hurlant et demanda pardon à Dieu. L’église fut aussitôt remplie d’une épaisse fumée‚ et dans la stupéfaction et la terreur le vandalisme prit fin.
Aujourd’hui, la petite porte du tabernacle, décorée avec des agates et des lapis-lazulis‚ porte encore les traces du méfait commis par ce soldat.


