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3 janvier 2026Récit du miracle en vidéo :
les faits
Nous sommes à 40 km au nord-est d’Angoulême et à 60 km au sud-est de Poitiers, à Pressac, dans la Vienne, le Jeudi saint 2 avril 1643. Après la messe, la paroisse se vide et le prêtre dépose le calice sur le reposoir. Celui-ci est appuyé près de l’autel dédié à la Sainte Vierge. Il est soutenu par quatre montants de bois qui entourent une plaque de marbre, sur laquelle est posé un ciboire. Derrière se trouve une représentation d’une scène eucharistique. Un voile recouvre le calice, et deux cierges sont allumés aux pieds du reposoir. Il est midi et le sacristain ferme la porte de l’église. Deux heures plus tard, les voisins aperçoivent une épaisse fumée noire sortir des fenêtres, laissées ouvertes par inadvertance. Les flammes des bougies ont déclenché un incendie. Le sacristain est appelé pour ouvrir l’église, et tous constatent les dégâts : le reposoir et le tableau sont détruits, il ne reste que la plaque de marbre, le ciboire et la base calice. Le calice, au moment de la fusion, a reçu la presque totalité de la coupe sous la forme de « gouttes d’étain ». Sur la pomme du calice, une bulle d’étain s’est formée sous laquelle se trouve l’hostie, demeurée, intacte qui a résisté aux flammes et à la fusion du métal.

Le P. Simon Sauvage, vicaire de la paroisse, se rend immédiatement sur le lieu du miracle et apporte le calice brûlant sur le maître-autel pour le montrer aux paroissiens. L’hostie consacrée, légèrement roussie sur les bords, est consommée le lendemain pendant la liturgie du Vendredi saint. La liturgie d’alors prévoyait qu’après la messe, une seule des hosties consacrée était laissée dans le ciboire et déposée dans le calice, recouvert d’un simple voile.
L’évêque de Poitiers, Mgr Henri Louis Chastagnier de la Roche-Posay, demande au curé d’Availles-Limouzine, le P. François du Theil, de recueillir tous les témoignages et de les lui remettre. Il autorise ensuite le culte de ce miracle eucharistique, par un acte solennel dans lequel il déclare :
Les mystères sacrés sont incompréhensibles si la splendeur de la grâce n’illumine pas l’esprit, afin de les élever à la pleine connaissance des effets admirables de la puissance divine. Pour obliger l’homme à adorer Dieu, la bonté ineffable se manifeste parfois d’une catholique et confondre les erreurs des esprits infidèles.
Aujourd’hui, subsistent dans l’église de Pressac des vitraux qui représentent les différentes phases de ce miracle


